Livres : nos coups de cœur pour l'été

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La vie minuscule

La vie minuscule

Polars, thrillers, romans, récits... notre sélection estivale de livres à glisser dans votre valise ou à savourer à l'ombre d'un parasol.

Jeanne a 90 ans et une tête qui fonctionne encore très bien même si son esprit se refuse catégoriquement à intégrer le maniement des « appareils à dévédés » ou celui du GPS que son fils a installé dans sa voiture. Car Jeanne conduit encore sur les petites routes de l’Allier pour aller rejoindre ses copines Gilberte, Toinette et Nine, des jeunesses qui ont allègrement dépassé les 85 printemps. Au fil des pages de son journal, Jeanne partage tout avec nous : ses minuscules victoires sur le temps qui passe (elle ne porte pas de dentier !), ses défis de cuisinière, ses incompréhensions, ses souvenirs et ses angoisses. Un texte frais comme la rosée qui raconte, sans pathos mais non sans humour, le grand âge.

Un clafoutis aux tomates cerises, de Véronique de Bure, éd Flammarion, 20€.

Photo 1/28© Éditions Flammarion
Jeux de balles

Jeux de balles

Dans le monde, on compte une arme à feu pour sept êtres humains et chaque année, on fabrique 12 milliards de munitions. Le journaliste anglais Iain Overton, dans cette enquête au long cours, s’est intéressé aux flingues sous tous les aspects du problème. Morts, blessés, trafic, business, police, gangs, militaires, chasseurs, collectionneurs… du beau, du vrai journalisme qui n’oublie jamais la compassion : ce remarquable récit est dédié aux victimes des attentats du 13 novembre.

Gun, Baby Gun, d’Iain Overton, Belfond, 21 €.

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Dérives

Dérives

Après avoir tué un escroc qui l’avait plumé, un homme se confie sur les raisons de son geste dans le bureau du juge d’instruction. Ce long et noir monologue d’un personnage brisé par la vie est une extraordinaire parabole sur la violence économique à l’œuvre dans notre société. Un des meilleurs livres de l’année.

Article 353 du code pénal, de Tanguy Viel, Éditions de Minuit, 15 €.

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Monde intérieur

Monde intérieur

Iris est une petite fille douée pour la peinture, mais coupée du monde par son autisme. Elle ne s’exprime que par les pinceaux. Son rapport avec un chaton va la reconnecter aux autres. Un récit délicat et sensible construit par la mère d’Iris, qui mêle texte, photos et peintures de cet enfant hors du commun.

Iris Grace, la petite fille qui s’ouvrit au monde grâce à un chat, d’Arabella Carter-Johnson, Presses de la cité, 23 €.

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Fille des lumières

Fille des lumières

Haïe par Napoléon, Germaine de Staël est une des grandes figures intellectuelles de la fin du XVIIIe siècle et du début du suivant. Michel Aubouin lui consacre cette biographie faite d'extraits de ses textes, une véritable plongée dans la Révolution française, mais aussi de lettres de Châteaubriand, de Napoléon ou de Talleyrand. Un personnage historique à redécouvrir.

Madame de Staël ou l’intelligence politique, de Michel Aubouin, Omnibus, 20€.

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Au nom du père

Au nom du père

Évoquer Romain Gary revient immanquablement à convoquer l’ombre tutélaire de sa mère, la fantasque, dévorante et déchirante Mina, figure inoubliable de La Promesse de l’aube. Mais l’auteur de La vie devant soi est aussi le fils d’un homme, grand absent de la légende familiale. Laurent Seksik a décidé de lui rendre sa place. Dans un roman habile, il (re)donne vie au fourreur de Vilnius. Un exercice de style intéressant mais qui peine un peu à convaincre.

Romain Gary s’en va-t-en guerre, de Laurent Seksik, éd. Flammarion, 19 €.

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L’angoisse en héritage

L’angoisse en héritage

Dans la famille Kellerman, on a l’amour du polar dans le sang et la plume trempée dans l’hémoglobine. Jonathan, le père, psychologue, a « commis » une trentaine de thrillers aux succès retentissants tout comme son épouse, Faye Kellerman, auteur de nombreux romans policiers. Leur fils, Jesse, s'est d'abord fait connaître comme dramaturge. Puis il explose au Box-office littéraire, en 2009, avec le formidable « Les Visages », son premier roman publié en France. Aucun doute, Jesse Kellerman marche dans les pas de ses illustres parents. A tel point qu’il vient de co-signer avec son père, pour la deuxième fois, un épisode des aventures de l’inspecteur Jacob Lev. Après Que la bête s’éveille, voici Que la bête s’échappe, une enquête à suspense teintée de surnaturel. Stephen King adore, nous aussi.

Que la bête s’échappe, Jonathan Kellerman, Jesse Kellerman, éd Seuil, 21,90 €.

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La vie fortissimo

La vie fortissimo

Mathilde, jeune fille bien née mais mal dans sa peau, se débat entre une mère qui ne l’aime pas, un père qu’elle vénère, un mari qui la maltraite et un cousin incestueux. Entre une boulimie d’extases sensuelles et une sévère anorexie. On est à Paris dans les années 1970, au cœur d’une famille bourgeoise atypique, obnubilée par la crainte de voir François Mitterrand accéder au pouvoir (savoureux clin d’œil de l’auteur à sa famille par alliance). Et l’on suit avec tendresse, inquiétude et stupeur, cette jeune femme qui se bat pour trouver un sens à son existence.

Musique russe, d’Anne-Marie Mitterrand, Séguier, 21 €.

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Les mystères du désert

Les mystères du désert

Ben, un camionneur usé et désabusé, parcourt chaque jour la nationale 117, dans l’Utah, à bord de son bahut. Les paumés, marginaux, misanthropes qui vivent dans cet environnement sublime mais peu hospitalier constituent l’essentiel de ses relations sociales. Jusqu’au jour où il rencontre une belle inconnue, qui joue du violoncelle dans une maison qu’il pensait inhabitée. Elle semble fuir quelqu’un. Fasciné, il tombe amoureux mais n’aurait peut-être pas dû. Pour ce premier roman, James Anderson joue de main de maître avec les codes du roman noir en y apportant la touche d’étrange et d’onirisme qui font la marque de son talent.

Desert Home, de James Anderson, éd. Belfond, 20 €.

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Mon James, ce héros

Mon James, ce héros

James Brown n’était pas seulement un des plus grands musiciens du XXe siècle, il était aussi la conscience de la communauté noire américaine. Un héros, un modèle d’identification pour des millions de gens qu’il n’aura jamais laissés tomber. Son génie musical, ses extravagances, son caractère hors norme en font un des personnages les plus fascinants de son époque. Loin des clichés et de la légende (souvent fausse) que l’artiste a lui-même contribué à fabriquer, ce magnifique portrait n’est pas une histoire chronologique du parrain de la soul. C’est plutôt un portrait de l’Amérique noire tout entière que dresse James McBride, des cabanes de bois du Sud profond misérable où James Brown a passé son enfance aux ghettos des grandes villes où la ségrégation, même abolie, reste aujourd’hui encore une réalité. Jazzman autant que brillant écrivain, James McBride voue à son sujet une admiration sans bornes et signe un des plus beaux livres jamais écrits sur la musique.

Mets le feu et tire-toi, de James McBride, Gallmeister, 22,80 €.

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Panier de crabes en méditerranée

Panier de crabes en méditerranée

Chantage, espionnage et trahison… Au milieu des années 1950, Bernie Gunther, ancien détective allemand reconverti en concierge du Grand-Hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat, doit aider l’écrivain Somerset Maugham, lui-même rattrapé par son passé d’agent secret britannique. Cette nouvelle aventure du héros récurrent de Philip Kerr décline une intrigue à tiroirs haletante.

Les Pièges de l’exil, de Philip Kerr, éd. Seuil, 22,50 €.

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Passion coupable

Passion coupable

Jessica et Matthew se rencontrent au lycée, alors qu’il est son professeur de maths, de dix ans son aîné. Leur passion interdite se solde dans le malheur. Dix-sept ans plus tard, le destin les réunit. Narrée de manière peu conventionnelle, cette histoire d’amour à deux voix est aussi belle que tragique. Entre passé et présent, on se laisse embarquer dans une intrigue captivante qui laisse planer le doute jusqu’à la dernière page.

La Mécanique de l’instant, de Rebecca Done, Fleuve, 19,90 €.

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Résurrections en chaîne

Résurrections en chaîne

Un beau matin, Maxime, play boy quadragénaire à Rolex, se réveille dans la peau d’un adolescent boutonneux. Que fait-il dans ce nouveau corps ? Qui sont ces gens qui le poursuivent pour le tuer ? Gabriel Katz a concocté mélange étonnant d’action pure et d’irrésistible humour. Il nous tient en haleine pendant que nous nous tenons les côtes. Original et surprenant.

La Nuit des cannibales, de Gabriel Katz, éd. Pygmalion, 19,90 €.

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Une chronique folle

Une chronique folle

Si vous avez raté au moment de sa sortie le livre d’Isabelle Spaak, ne manquez pas sa version poche. Vous y suivrez avec plaisir, émotion, inquiétude et incrédulité la narratrice qui remonte le temps, à la recherche de la vérité de sa mère et de sa grand-mère : deux femmes iconoclastes, deux tempéraments libres et courageux dont les vies marquées par l’opprobre, le mensonge et le drame vous toucheront au cœur. Le tout porté par une écriture subtile et délicate.

Une allure folle, Isabelle Spaak, Le livre de poche, 7,10 €.

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Fous d'Allah

Fous d'Allah

Le qomaandaan Kandar à Kaboul et la commissaire Nicole Laguna, de la DGSI, courent contre la montre pour éviter un attentat de Daesh à Paris. Un projet d’une ampleur inégalée qui pourrait faire des milliers de morts. Très documentée et écrite par un auteur qui connaît bien le terrain, l’histoire nous plonge au cœur des nébuleuses terroristes et des rouages du renseignement.

Kaboul Express, de Cédric Bannel, éd. Robert Laffont, 20 €. 

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Histoire d’une renaissance

Histoire d’une renaissance

Pendant longtemps, on n’a connu de Flavie Flament que son sourire joyeux, sa blondeur angélique et sa douce amabilité. Rien du tumulte intérieur, ni du v(i)ol de son enfance. À 13 ans, David Hamilton abuse d’elle. Amnésie traumatique, elle enfouit ses souvenirs. Quand ils ressurgissent vingt-cinq ans plus tard, il est trop tard pour porter plainte. Mais pas pour dire l’indicible. Elle sort, en octobre 2016, un témoignage dans lequel l’anonymat du bourreau est préservé. Depuis, il a mis fin à ses jours. Aujourd’hui, elle nous livre une version non censurée.

La Consolation, de Flavie Flament, le Livre de Poche, 7,30 €.

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Les fantômes du passé

Les fantômes du passé

Après la mort de sa sœur Sarah, Tracy Crosswhite est entrée dans la police. Vingt ans plus tard, on découvre les restes de Sarah enterrés dans la forêt. Tracy n’a jamais cru à la thèse officielle du viol et du meurtre par un marginal qui croupit depuis en prison. L’enquête est rouverte et ne lui est pas confiée. Sarah va pourtant tout mettre en œuvre pour que la vérité éclate, mais à quel prix ? Le passé ressurgit et avec lui des dangers que Sarah ne soupçonnait pas. Reconnaissons d’entrée à ce thriller de belles qualités d’écriture, dans un genre où le style est souvent le parent pauvre. Robert Dugoni sait magistralement créer, en quelques phrases, des ambiances sombres et inquiétantes. Mais c’est bien sûr l’intrigue, va-et-vient entre passé et présent, qui complique la tâche du lecteur : comment refermer ce livre avant d’en connaître le dénouement ? Une lecture idéale pour ces longues journées d’été où l’on décide que l’on a un livre à finir. Et que le reste peut attendre.

Le Dernier Repos de Sarah, de Robert Dugoni, éd. Michel Lafon, 19,95 €. 

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Diana forever

Diana forever

« L’été fut la saison de Diana » rappelle Katia Albert, spécialiste des têtes couronnées, dans ce document très riche. L’été, pour le meilleur et pour le pire. Le pire, personne ne l’a oublié : un accident fatal, le 31 août 1997, dans la moiteur du pont de l’Alma. Mais avant cette disparition tragique, il y a un destin unique marqué par la passion, le drame, la fureur… que l’auteur explore avec talent. On y redécouvrela complexité de la Princesse des cœurs dont le souvenir continue de hanter la mémoire collective.

Lady Diana, une princesse en héritage, Katia Albert, First Document, 16,95 €.

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L'Europe et ses démons

L'Europe et ses démons

Star du polar suédois, Arne Dahl signe le deuxième volet des enquêtes du groupe Opcop, une brigade de policiers travaillant pour Europol. Ces flics venus des quatre coins de l’Europe enquêtent sur une série de meurtres commis sur des îles qui ont autrefois servi de prison. Derrière le polar, une réflexion sur l’héritage des idéologies totalitaires qui ont laissé derrière elles des blessures encore vives.

Prenons la place des morts, d'Arne Dahl, éd. Actes Sud/Actes noirs, 23 €.

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Chacun sa croix (gammée)

Chacun sa croix (gammée)

Berlin 1939. Un journaliste anglais, ancien communiste, est chargé par la Russie d’écrire des articles bienveillants envers le régime nazi pour préparer le pacte de non agression germano-soviétique. Il va se retrouver au cœur d’un effroyable secret d’Etat. Il y a du John le Carré dans ce roman élégant qui nous replonge avec réalisme dans le cauchemar de l’Allemagne d’avant-guerre.

Zoo Station, de David Downing, éd. Le Cherche Midi, 22 €.

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Prince qu'on ressort

Prince qu'on ressort

Machiavélique est un adjectif entré dans le langage courant, mais sait-on qui était vraiment Machiavel ? Derrière le cliché du manipulateur froid et cynique, l’historien Patrick Boucheron avait fait découvrir aux auditeurs de France Inter l’écrivain et l’homme d’action dans une passionnante série de chroniques aujourd’hui éditée sur papier.

Un été avec Machiavel, de Patrick Boucheron, Équateurs, 13 €.

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Mortel métro

Mortel métro

Kovak, médecin urgentiste, est à la dérive depuis la mort de sa femme assassinée par un tueur en série... jusqu’à ce qu’il aperçoive l’image de la disparue sur Internet. Partant d’une idée que n’aurait pas reniée Harlan Coben, Patrick Bauwen signe un thriller efficace, à la narration menée tambour battant.

Le Jour du Chien, de Patrick Bauwen, éd Albin Michel, 21,50 €.

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Du bleu dans les yeux

Du bleu dans les yeux

Une Anglaise trouve dans sa boîte aux lettres des cartes postales qui ne lui sont pas destinées, envoyées de Grèce par un homme éconduit. Malgré un point de départ très arti ciel, ce roman nous emmène à la découverte de ce pays béni des dieux et nous donne envie de prendre le premier vol pour Athènes.

Cartes postales de Grèce, de Victoria Hislop, éd. Les Escales, 22,50 €.

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L'art de la fugue

L'art de la fugue

De la disparition d’Agatha Christie en 1926, on sait peu de chose. On la retrouvera dans un hôtel, enregistrée sous le nom de la maîtresse de son mari. Cette page blanche digne d’un roman noir sert de trame à Frédérique Deghelt qui imagine une fugue pour ramener au bercail un époux volage et adoré. Elle nous plonge dans le cœur d’une amoureuse trahie et d’un écrivain qui ne peut plus compter sur sa plume pour se consoler.

Agatha, de Frédérique Deghelt, éd Plon, 16,90 €.

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Que la montagne est rude

Que la montagne est rude

Deux fillettes disparaissent dans un village des Pyrénées espagnoles, Monteperdido. Cinq ans plus tard, l’une d’entre elle, Ana, est retrouvée blessée, mais sauve, au fond d’un ravin, à l’intérieur d’une voiture accidentée. Que s’est- il passé ? Le conducteur, décédé dans l’accident, était-il l’homme qui l’a séquestrée toutes ces années ? Et où se trouve son amie Luca ? Deux inspecteurs de Madrid sont dépêchés sur les lieux pour reconstituer les pièces manquantes du puzzle. Ils se heurtent au mutisme d’Ana, qui semble ne se souvenir de rien, si ce n’est des étoiles qui balayaient le ciel lorsque son agresseur l’attachait à une chaise la nuit, et à l’hostilité d’une communauté repliée sur elle-même, dont tous les membres semblent avoir des secrets à cacher...

Pour son premier roman, l’Espagnol Agustín Martinez frappe fort. On est saisi par sa fine description de cet environnement montagnard, des jalousies qui sourdent et qui renforcent le sordide du fait divers. Plus on avance dans l’enquête, plus on tremble et quand on a l’impression que celle-ci va se clore, il brouille magistralement les pistes. Glaçant, mais impossible à refermer.

Monteperdido, d’Agustín Martínez, éd. Actes Sud, 23 €.

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Aventures sérénissimes

Aventures sérénissimes

À Venise au XVIIe siècle, une jeune femme intrépide cherche à retrouver son père, un imprimeur enlevé par trois hommes masqués. Au centre de l’intrigue, une mystérieuse gravure qui semble attiser toutes les convoitises. S’il ne révolutionne pas la littérature, ce roman de cape et d’épée bien mené et documenté se lira facilement les doigts de pied en éventail !

Les Lionnes de Venise, de Mireille Calmel, XO, 19,90 €.

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Habemus papam ?

Habemus papam ?

Le souverain pontife venant de passer l’arme à gauche, 118 cardinaux se réunissent en conclave pour désigner son successeur. Doyen en titre, le cardinal Lomeli est chargé d’organiser l’élection marquée par l’arrivée d’un cardinal que personne ne connaît, nommé in pectore par le défunt pape. Qui va l’emporter ? Les traditionnalistes italiens, les progressistes, les représentants du Nouveau Monde ou du continent asiatique ? Au gré des tours de scrutin – et des coups de théâtre – les jeux d’alliance se dessinent et évoluent jusqu’à l’énorme surprise finale,
que nous n’aurons pas le sadisme de dévoiler ici. Auteur de thrillers géniaux (Fatherland), Robert Harris nous fait vivre ce rituel de la basilique Saint-Pierre comme si on y était. Précision des détails et art consommé du récit... un très bon cru.

Conclave, de Robert Harris, Plon, 21,90 €.

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Bobos de bobos

Bobos de bobos

Quinquagénaires new-yorkais, Russell et Corinne semblent mener une vie parfaite. Mais leurs affaires ne sont pas si florissantes qu’il n’y paraît et leur couple connaît une crise existentielle. Les lecteurs de Jay McInerney retrouveront les personnages de Trente ans et des poussières et de La Belle Vie. Un roman subtil et mélancolique par une des grandes plumes américaines contemporaines.

Les Jours enfuis, de Jay McInerney,

éd. de l’Olivier, 22,50 €.

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Diaporama à suivre ...