Romy Schneider en 8 rôles marquants

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La trilogie Sissi (1955, 1956, 1957)

La trilogie Sissi (1955, 1956, 1957)

Ce 23 septembre, Romy Schneider aurait eu 80 ans… L’occasion de revenir en images sur la carrière et la vie mouvementée de cette grande actrice chère au coeur des Français.

Romy, inoubliable et éternelle Sissi ! À seulement 16 ans, Romy Schneider connaît la gloire en interprétant le rôle de l’impératrice Sissi dans une trilogie (Sissi, Sissi impératrice et Sissi face à son destin) qui déclenche un engouement populaire autour de la toute jeune actrice en Autriche, en Allemagne, mais aussi en France.

Le saviez-vous ? Après le premier film, Romy Schneider ne voulait plus jouer le rôle de Sissi. En plus d’un scénario qu’elle juge édulcoré et mensonger, elle ne supporte plus de devoir porter des robes étouffantes et des perruques de plus de six kilos… « Je hais cette image de Sissi », déclarera-t-elle plus tard. C’est à contrecoeur qu’elle finira par accepter de tourner le deuxième et le troisième volet de la saga, mais s’opposera fermement à la réalisation d’un quatrième film, pour lequel elle dit avoir refusé « 80 millions ».

Photo 1/8© NANA PRODUCTIONS/BOUTEILLER/SIPA
La Piscine (1969)

La Piscine (1969)

Le film culte de Jacques Deray, à l’esthétique impeccable, reforme à l’écran le couple Schneider-Delon, qui s’est séparé en 1963 après cinq années de passion tumultueuse. 

En 1968, alors que l'actrice avait mis sa carrière entre parenthèses pour s'occuper de son fils David (né de son union avec le metteur en scène Harry Meyen), Alain Delon l'imposa pour lui donner la réplique dans le film de Jacques Deray. La carrière de la comédienne fut alors relancée.

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Les Choses de la vie (1970)

Les Choses de la vie (1970)

Après La Piscine, la sortie des Choses de la vie un an plus tard assure à l’actrice un retour au premier plan et une grande notoriété en France. Les deux films sont d’ailleurs liés, puisque Romy Schneider n’était pas le premier choix du réalisateur Claude Sautet. Il souhaitait initialement confier le rôle à Annie Girardot, qui déclina la proposition. C’est en regardant les rushes de La Piscine (pas encore sorti à l’époque) qu’il décida de la choisir – subjugué par la sensualité de l’actrice – pour incarner le rôle d’Hélène aux côtés de Michel Piccoli.

Romy Schneider va ensuite devenir l’actrice fétiche de Claude Sautet, avec qui elle tournera quatre autres films.

Photo 3/8© Ullstein bild Dtl./Getty
Max et les ferrailleurs (1971)

Max et les ferrailleurs (1971)

Romy Schneider retrouve le duo Sautet-Piccoli dans ce drame policier où la comédienne incarne Lily, une jeune prostituée d’origine allemande. Une fois encore, le réalisateur avait d’abord pensé à d’autres actrices (Marlène Jobert et Catherine Deneuve), avant de proposer le rôle à Romy Schneider qui accepta immédiatement.

En parallèle, l’actrice se prononce en faveur de l'avortement libre et gratuit en signant une tribune dans le magazine allemand Stern.

Photo 4/8© SUNSET BOULEVARD/GETTY
Le Train (1973)

Le Train (1973)

Romy Schneider continue son ascension dans le milieu du cinéma français et joue ici aux côtés de Jean-Louis Trintignant dans un drame ayant pour cadre la Seconde Guerre mondiale. Elle y incarne Anna, une jeune Allemande qui fuit ses compatriotes car elle est d'origine juive. Une prestation bouleversante qui lui vaudra d’ailleurs l’honneur des critiques. 

Pendant le tournage du film, en 1972, elle se sépare de son époux Harry Meyen.

Photo 5/8© PATRICE PICOT/GETTY
L’Important c’est d’aimer (1975)

L’Important c’est d’aimer (1975)

Au sommet de sa gloire, Romy Schneider accepte de tourner dans L’Important c’est d’aimer, drame du réalisateur polonais Andrzej Żuławski, avec Fabio Testi et Jacques Dutronc. Le film, dans lequel elle incarne une actrice de seconde zone reléguée à la pornographie, lui vaut l’un de ses plus gros succès public et critique. Elle remporte d’ailleurs son premier César de la meilleure actrice en 1976, récompense qu’elle recevra de nouveau en 1979 pour Une histoire simple de Claude Sautet.

Si L’Important c’est d’aimer la propulse au rang d’icône, le film lui laisse aussi quelques cicatrices : le tournage fut si éprouvant que l’actrice tomba dans une profonde dépression, provoquée selon certains par sa liaison orageuse avec Jacques Dutronc.

Photo 6/8© JEAN-PIERRE FIZET/GETTY
Le Vieux Fusil (1975)

Le Vieux Fusil (1975)

Film sur l’horreur de la guerre, d’une extrême dureté, Le Vieux Fusil de Robert Enrico réunit à l’écran Romy Schneider et Philippe Noiret, deux des acteurs les plus populaires à l’époque. Le film reçoit un accueil très favorable de la part du public et remporte trois Césars en 1976.

Côté vie privée, en 1975, l’actrice épouse le journaliste et scénariste Daniel Biasini, père de leur fille Sarah (devenue actrice elle aussi), née en 1977.

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L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot (2009)

L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot (2009)

C’est l’histoire d’un film maudit. En 1964, le réalisateur Henri-Georges Clouzot choisit Romy Schneider, 26 ans, et Serge Reggiani, 42 ans, pour être les vedettes de L'Enfer. Un projet énigmatique et insolite, un budget illimité… les promesses d’un film « événement ». Mais après trois semaines de tournage, un drame survient. Clouzot est victime d’un infarctus. Le projet est brutalement interrompu, et les images que l'on disait « incroyables » ne seront pas dévoilées.

Un demi-siècle plus tard, ces images oubliées sont finalement retrouvées. Et elles sont encore plus belles qu’espéré. Tellement belles qu’elles font en 2009 l’objet d’un documentaire magnifique réalisé par Serge Bromberg et Ruxandra Medrea, qui signent une « recomposition » de l'oeuvre disparue, mêlée à des interviews de personnes ayant participé au tournage. Jamais Romy n’a été aussi hypnotique…

Le film est récompensé en 2010 par le César du meilleur film documentaire.

Photo 8/8© RONALD GRANT/MARY EVANS/SIPA